Voici votre texte corrigé avec une orthographe, une grammaire et une mise en forme adaptées. J’ai également uniformisé les titres et corrigé les coquilles pour une lecture plus fluide.
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Écrit le 28 octobre 2009
Heureusement qu’il y a des riches
Entendu un commentaire à la radio l’autre jour :
« Heureusement qu’il y a des riches, car ils peuvent aller au théâtre, au restaurant. Cela crée des emplois ! »
C’est bien vrai, ça ! Heureusement qu’il y a des gens qui prennent du plaisir pour permettre aux autres de travailler !
Et qu’est-ce que c’est que cette histoire ? (…)
Ceci prouve au moins que la sottise est une chose largement partagée, quelle que soit la classe sociale !
Dans le courrier des lecteurs de Ouest-France du 20 octobre
Alain Besson écrit :
« Plus j’avance en âge, plus le genre humain ne cesse de m’étonner. À la lecture du forum d’Ouest-France de ces dernières semaines, il m’a semblé que ce qui passionnait les foules “sentimentales” tournait autour de thèmes aussi essentiels à la bonne marche du monde que le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, l’avenir du Football Club de Nantes, ou encore la question de savoir si le muscadet est un vin ligérien ou breton. »
Une information, parue le 14 octobre en pages générales d’Ouest-France, est presque passée inaperçue : le seuil de pauvreté se situait désormais autour de 910 € par mois.
À 910 € de salaire ou de revenu par mois, on se trouve à cent euros de distance du Smic, qui tourne autour de 1 010 € nets mensuels. Si l’on sait qu’un studio de 35 m2, dans l’agglomération nantaise et dans le secteur privé, ne se loue pas à moins de 400 à 500 € (avant paiement du gaz, de l’électricité, des assurances et des impôts), il est aisé d’en déduire qu’il ne reste, pour se nourrir et se vêtir, au smicard ou à la smicarde célibataire, que 300 à 400 €.
Certes, diront les plus optimistes, les HLM et le secteur social du logement pourvoient à cette pression du marché… À condition de pouvoir patienter sur les listes d’attente, des mois, voire des années…
On peut donc affirmer, sans exagération, que le Smic, en quelques années, s’est dangereusement rapproché du seuil de pauvreté.
Sans disposer de statistiques précises, mais sans grand risque de me tromper, il ne me paraît pas excessif de supposer que des dizaines de milliers de Nantais se débrouillent comme ils peuvent avec ces quelque 1 000 € mensuels ; sans compter les RMistes, RSAistes et petits retraités très en dessous de ce seuil de pauvreté, mais qui (c’est bien le moins que nous leur devions) parviennent à survivre « presque » à égalité avec le Smic, grâce à la CMU, à l’aide personnalisée au logement, aux Restos du Cœur et autres formes de solidarité nationale ou associative. Et encore, s’agissant de la CMU notamment, tous n’y ont pas droit !
La solitude, ça n’existe pas
Selon Keith Ferrazi, auteur de Never Eat Alone, un livre qui explore l’importance des réseaux en ce début de XXIᵉ siècle :
« En 1985, l’Américain moyen avait trois personnes auxquelles il pouvait se confier. Ce nombre est passé à deux aujourd’hui, et un quart des Américains admettent ne pas avoir de confident. Les structures qui nous aidaient à répondre aux questions importantes dans les moments difficiles de la vie — des Églises aux clubs de socialisation, en passant par les parents et les grands-parents — ont disparu ou se sont affaiblies. »
Des députés à fleur d’impôt
Le président socialiste de la commission des finances à l’Assemblée nationale, Didier Migaud, a proposé de surtaxer le bénéfice des banques de 10 % en 2010. Un retour d’ascenseur justifié, selon lui, dans la mesure où « l’État a joué le rôle d’assureur de dernier ressort au cours de la crise bancaire » et sauvé les banques de la débâcle.
Cette mesure pourrait rapporter entre un et deux milliards d’euros aux finances publiques. Elle a été adoptée en commission des Finances le 14 octobre, avec un apport décisif de députés de la majorité (20 voix contre 11, dont 5 de la droite).
Surprise : cet amendement fut adopté en séance plénière le 23 octobre par 44 voix contre 40, malgré l’opposition de la ministre de l’Économie. Des députés de l’UMP, en privé, sont d’ailleurs favorables à cette taxation.
Mais cela ne fait pas l’affaire du gouvernement, qui a décidé que deux députés se sont trompés par mégarde. Un nouveau vote est donc prévu lundi 26 octobre 2009. Avec, sans doute, un rappel des troupes !
[Le retour des super-riches → 2264]

